Un pas en arrière avant le piège

Giuseppe Sacco Comme on pouvait s’y attendre, à peine une heure avant l’échéance fixée par Donald Trump pour «déchaîner l’Enfer», les États-Unis ont annoncé une nouvelle trêve avec l’Iran. Un événement facile à prévoir, compte tenu de la conjoncture internationale dans laquelle une position tout à fait déterminante est occupée par un président-bouffon, dont la véritable vocation est celle d’un spéculateur capable de tirer un profit personnel des brusques évolutions boursières. Des évolutions, elles aussi faciles à anticiper, puisqu’il peut lui-même les provoquer en vertu du rôle politique auquel les Américains l’ont imprudemment élu. ...

16 avril 2026 · 6 min · Giuseppe Sacco

La Syrie post-Assad sous la direction d’al-Julani, entre instabilité et reconstruction

La chute du régime de Bachar al-Assad, en décembre 2024, a marqué un tournant dans l’histoire récente de la Syrie, ouvrant une phase caractérisée par une profonde incertitude mais aussi par des changements potentiels. Dans ce nouveau contexte, Abu Mohammad al-Julani, aujourd’hui connu sous le nom d’Ahmed al-Sharaa, s’est imposé comme une figure centrale dans le processus de transition du pays. Son parcours témoigne d’une évolution importante, non seulement sur le plan personnel, mais aussi pour la dynamique politique syrienne plus large, marquée par le passage d’une approche insurrectionnelle à une structure de gouvernance encore en cours de définition. Comprendre le rôle actuel d’al-Sharaa nécessite donc de retracer le chemin qu’il a emprunté pour consolider son pouvoir durant la guerre en Syrie. Dans ce processus, al-Sharaa n’a pas seulement renforcé son autorité, mais il a également transformé progressivement la nature de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), l’organisation qu’il dirige. ...

8 avril 2026 · 10 min · Valentina Cannito
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Le retour des Pahlavi: une bonne idée pour l’unité de l’Iran?

Eric Djabiev L’Iran est un ensemble politique où la dimension ethno-confessionnelle est essentielle. La tradition millénaire de l’empire perse reposait sur la tolérance à l’égard de toutes les minorités. L’empereur perse le plus puissant, Darius Ier, se présentait comme « le roi du pays de toutes les ethnies ». Cette phrase est gravée sur sa tombe à Suse (Shush), en 486 av. J.-C. Cette tradition de tolérance a été rompue en 1928 au profit d’un système hypercentralisé de répression des minorités. ...

19 mars 2026 · 5 min · Eric Djabiev