
Peut-on réparer Haïti ?
Francesco Segoni A Port-au-Prince, les rafales de kalachnikov font partie du paysage sonore quotidien. Mais la violence ne se combat plus seulement avec des armes légères. Lance-roquettes, mitrailleuses lourdes et fusils d’assaut d’origine militaire circulent désormais de manière régulière parmi les groupes armés, marquant une militarisation avancée de l’affrontement urbain. Des quartiers entiers sont sous le contrôle de coalitions de gangs ; les principaux axes routiers sont ouverts ou fermés selon les équilibres entre les groupes criminels ; la capitale vit dans un état d’asphyxie permanente. ...