
L'héritage de François, mort au combat
Contrairement aux espoirs de ceux qui avaient fait courir les rumeurs sur sa possible démission, le pape François est mort au combat. Comme on pouvait s’y attendre d’un homme comme lui qui, ferme dans ses convictions en défense du bien commun, de la justice et des plus démunis de la Terre, n’avait peur de rien ni de personne. Jamais effrayé à l’idée d’exprimer ses opinions politiques — tranchantes et d’une concision lapidaire, comme dans le cas de « l’OTAN qui aboyait aux portes de la Russie » —, il était doté d’une clairvoyance que les historiens de profession ou les spécialistes de littérature ont rarement su égaler. Il n’est donc pas surprenant que le peuple palestinien — victime du massacre le plus brutal et le plus délibéré de ce siècle — l’ait toujours considéré comme un ami fidèle, dont les appels téléphoniques du soir à la paroisse catholique de Gaza constituaient rien de moins qu’un appel incessant à l’humanité pour mettre fin au martyre en cours. Telle fut aussi sa dernière apparition publique. ...